Charte de qualité

 

Tout comme les aliments, les plantes aromatiques et médicinales exigent des pratiques en harmonie avec les lois du vivant. Mon travail consiste donc non seulement à obtenir un produit fini agréable, efficace et inspirant, mais également à une recherche constante du respect des processus du vivant.

Ainsi, ma pratique s’accorde, entre-autres, avec les dimensions de l’agro-écologie et de la permaculture.

I-La culture

La terre

  • Travail manuel, pas d’utilisation de machines à moteur, ni électrique ni à essence.
  • Utilisation de paillages (économie d’eau, structuration naturelle du sol, processus vivants s’auto-équilibrant). Les paillages sont principalement réalisés avec des broyats de bois, livrés par Florim Ajda, arboriste grimpeur dans la région d’Yverdon. Ces broyats sont dans un premier temps laissés en tas afin qu’il développe un maximum de mycelium, élément essentiel à la vie du sol.
  • L’arrosage: j’utilise l’eau de source du domaine de La Lance.
  • Apports: un peu de compost (tonte des pelouses du domaine, restes de végétaux, litières du poulailler, poules et lapins en liberté, litière forestière ramassée en automne), de temps en temps, si nécessaire, extrait fermenté de consoude produit sur place. Et parfois, du guano de chauve-souris récolté par Jérôme Gremaud (biologiste qui s’occupe de populations de chauve-souris dans le canton de Fribourg).
  • Travail superficiel du sol.

Plantes

  • Semences issues de l’agriculture biologique et bio-dynamique, suisses, de chez Sativa Rheinau et Zollinger.
  • Plantons issus de l’agriculture biologique, principalement de chez Jardin des Senteurs.
  • Au fil des années, sélection de mes propres semences et plantons.

Récolte

  • Les récoltes se font manuellement, à l’aide de cisailles, faucile, main.
  • Contenants: paniers en osier, draps.
  • Les récoltes se font toujours au stade optimum de la plante (moment dans la journée, stade végétatif de la plante).

II-La cueillette de plantes sauvages

Les sites de cueillette

  • Sont choisis en veillant à leur éloignement de sources évidentes de pollutions (eau, air et terre).
  • Lorsque cela est possible, je me renseigne sur l’hitoire du lieu auprès des personnes concernées (agriculteurs, biologistes etc…).
  • J’effectue un diagnostique du lieu par les plantes bio-indicatrices (indications de pollutions ou d’une quelconque mauvaise santé du sol.)

Les plantes

  • Identification stricte de l’espèce.
  • Évaluation de sa répartition locale et sur l’ensemble du territoir suisse (une plante peut être abondante localement mais vulnérable sur le plan national, elle n’est alors pas cueillie). Ce type d’information est disponible sur infoflora.ch ou grâce aux cartes de répartitions de la Flora Helvetica.
  • Je suis toujours attentif à ce que l’espèce puisse se reproduire sexuellement, ce qui permet son évolution génétique (ce n’est pas le cas pour la reproduction végétative des vivaces). Ainsi, pour une espèce annuelle je laisse au moins 1/4 de la population; pour une espèce bi-annuelle ou vivace au moins 1/3.
  • A chaque fois, une pratique adaptée à l’espèce cueillie (ce qui est enseigné dans mon cours sur la cueillette de plantes sauvages à l’école d’herboristerie L’Alchémille VS).
  • Les plantes sont ensuite amenées au séchoir au maximum dans les 2 heures.

III-Le séchage

  • Le séchoir: j’ai restaurer un ancien grenier. Isolation toit, plancher et sol en fibre de chanvre. Revêtement des murs de pierre avec un enduit de roche volcanique et chaux. Peinture du plafond avec des pigments naturels. Fournisseur: l’excellente entreprise Meige Matériaux et mise en œuvre avec l’aide de Pascal Favre-Arbio.ch
  • Les claies sont des cadres en bois non traité avec un tissu (coton et lin) tendu.
  • Les plantes sont séchées à maximum 35° à l’aide d’un déshumidificateur. Aucun courant d’air de l’extérieur (pouvant amener poussières et humidité.)
  • Les plantes sont soit mises telles quelles à sécher, soit une préparation est effectuée: émondage, lavage et tronçonnage des racines…
  • Une fois sèches, les plantes sont stockées dans des sacs en papiers kraft double ou triple épaisseurs.
  • Les plantes sont régulièrement contrôlées et brassées afin d’éviter l’installation d’éventuelles mites.

IV-Matières premières

Pour la préparation des huiles de macérations solaires et des baumes, sont utilisées:

  • L’huile d’olive de Crète, des oliviers de la famille de Eirini Kokkinaki. Olives récoltées dans les champs du village de Venerato (préfécture d’Héraclion). Variété Koroneiki.
  • La cire d’abeille est récoltée et préparée par Geneviève, apicultrice en bio-dynamie dont certaines ruches sont sur le domaine de La Lance. Il s’agit de la cire d’opercule, la plus vierge qui soit.
  • Huile essentielle de Lavande officinale sauvage (« lavande fine », de France, en qualité biologique.

Origine des plantes

  • Culture au domaine de La Lance: Alchémille commune, Basilic grec, Cassis, Hysope, Lavande officinale, Marjolaine officinale, Mauve, Mélisse, Menthe bergamotte, Menthe marocaine, Monarde, Rose de Damas, Souci, Thym citron, Verveine citronnelle.
  • Plantes sauvages: Achillée millefeuille, Armoise commune, Aspérule odorante, Aubépine, Bouleau, Framboisier, Frêne, Millepertuis, Ortie, Prêle des champs, Primevère officnale, Reine des prés, Sureau noir, Tilleul.
  • Plantes de Crète (récoltées par la famille de Eirini Kokkinaki et d’autres herboristes crétois): Anis vert, Basilic grec, Camomille matricaire, Dictame de Crète, Fenouil, Olivier, Origan, Romarin, Sarriette, Sauge officinale (trilobée), Sideritis syriaca, Thym, Verveine citronnelle. Ces plantes sont soient labellisées en bio-dynamie (Demeter), soit bio-grèce.